Le sucre n’est pas instantané

Publié le 12 Juillet 2016

C’est un peu lassant de toujours devoir parler de soi pour donner un exemple sur le diabète. D’un autre côté, je n’ai pas beaucoup d’autres cobayes sous la main - heureusement.

Parlons donc de mon dernier week-end.

Titre : The good, the bad and the ugly (pardon: le FGM, l’hypo et l’hyper).

Dimanche dans l’après-midi après une séance de jardinage, je fais une sacrée hypo. Quand mon mari me pose une question, je le regarde d’un air complètement idiot parce que je ne comprends simplement pas ce qu’il me dit ("Dans ces cas-là, je sais tout de suite que tu es à 40", m'a-t-il dit plus tard). Transpiration, sueur, tremblements.

Je m’allonge, il mesure mon sucre rapidement grâce au FGM, effectivement : j’étais à « LO ». LO ça veut dire qu’il faudrait faire une dextro capillaire parce que ton appareil il trouve pas assez de sucre dans le sang pour faire son calcul.

Moins de 40 donc.

Je n’ai pas fait de dextro, à la place j’ai mangé du sucre (enfin : mon mari m’a obligée à en prendre parce que je n’avais aucune intention de le faire – trop fatiguée, vois pas l’intérêt, mais qu'est-ce que c'est que ce truc…)

Il m’a laissée dormir et a pu mesurer mon sucre pendant mon sommeil sans me déranger, pour vérifier que ça allait (merci Sascha et merci FGM).

La soirée se passe bien mais dans la nuit rebelote, j’ai piqué trop d’insuline (sans doute 2 unités de trop) pour mon repas. À 3 heures au matin j’étais à nouveau à 40, en sueur et tremblante.

Le lendemain, je vais au travail en bus plutôt qu’en vélo, parce que je ne suis quand même pas trop bien reposée de ma fin de week-end. Je me méfie parce que quand on fait de fortes hypos, le corps produit du sucre. Donc il ne faut pas hésiter à piquer de l’insuline (ce qui me paraît toujours difficile au sortir d’une hypo).

Comme le lundi devait être une journée chargée pour moi, c’était du stress programmé (ce qui fait aussi monter le sucre).

Ça n’a pas raté, à 9 heures 30 : 200. Zut. Bon pas de problème, je corrige.

10 heures : 257. Rrrrh flûte merde c’est pas le moment ici j’ai autre chose à faire ici. Bon je recorrige en conséquence parce que ça commence à ne pas trop aller bien, j’ai extrêmement chaud (en plus il fait lourd), la tête bourdonne, j’ai mal au ventre. J’ai mon FGM, je peux contrôler autant que je veux.

10 heures 15 : 327. C’est l’acidocétose assurée si ça ne baisse pas, et vite, je pique à nouveau 8 unités…

… et une légère odeur d’insuline vient me chatouiller mes narines… Le cathéter n’était pas bien en place, il a dû bouger pendant que je travaillais.

Comme ici, la flèche du cathéter doit montrer vers le trait: l'insuline passe.

Comme ici, la flèche du cathéter doit montrer vers le trait: l'insuline passe.

Ben flûte alors. Comment savoir si une quelconque dose d’insuline est quand même passée ? Depuis quand le cathéter s'est dévissé ??

Dans le doute, je pars du principe que rien n’est passé et je fonce : je bois des litres et des litres d’eau (4 ou 5) et pique 9 unités (j’ai grignoté des concombres et des carottes parce que c’était frais, mais ces dernières font monter le sucre aussi). La pompe me rappelle à l’ordre (Elise, ah, Elise...) : je dépasse la dose maximale possible en 2 heures (j’avais programmé 20 unités, mesure de sécurité pour ne pas piquer trop d’insuline sur un laps de temps trop court). Je pique, le sucre se stabilise puis commence lentement à enfin descendre.

Pas de chance, vers 13 heures j’ai un coup de bourre au travail, le sucre descend extrêmement vite, il faut que je me resucre pour tenir, je suis à 60, à nouveau en sueur. Ce sera raté pour la promenade du midi quotidienne. J’annonce à ma collègue que je reste un peu tranquille au bureau (à aller toutes les 20 minutes aux toilettes vu les quantités d’eau ingurgitée) et ça se stabilise.

Vers 15 heures, re-coup de bourre au travail, re-hypo, re-sucre.

Toute la soirée le sucre a été assez instable, il est remonté assez vite après le repas du soir (il faut dire que j’ai bien mangé, j’avais faim après cette drôle de journée où je n’avais pas pu manger beaucoup). Je corrige : re-rappel à l’ordre de la pompe : je dépasse la dose maximale quotidienne…

J’en ai un peu marre. Voici le résumé de la journée (merci FGM pour ces informations).

Le sucre n’est pas instantané

Je vais au lit tôt. Le sucre était quand même faiblard la nuit, mais je me sentais bien et de toutes façons j'ai dormi commeune masse.

Et ce matin, tout semble rentrer dans l’ordre…

Nuit hypo(thétique), mais tant pis. On voit comment le sucre remonte avant le réveil, phénomème physiologique qui m'épate toujours...

Nuit hypo(thétique), mais tant pis. On voit comment le sucre remonte avant le réveil, phénomème physiologique qui m'épate toujours...

Bonne journée à vous !

Rédigé par Amice

Publié dans #diabète, #fgm, #hypoglycémie, #hyperglycémie, #montagnes russes, #zut

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A
Es ist beindruckend sehen wie alles abläuft! ! Le Coup du concombre et des carottes qui fair Monte Le sucre c'est dinge
Répondre
A
Bonjour Anne!
En fait c'est surtout les carottes - on ne va pas taper sur tout le monde :) Mais, en tous cas chez moi, d'autres sont moins sensibles, tout fait monter le sucre. Certains légumes (mais, carottes, pommes de terre bien sûr), les fruits (surtout les cerises, le melon par exemple). Les laitages et le fromage aussi (pour celui-ci, il faut prendre en compte la graisse, qui ralentit l'arrivée du sucre). Comme je ne mange pas de viande, là je ne peux pas dire...
Bises à toi
Amice