Plus de sucre raffiné depuis deux semaines – le point

Publié le 28 Août 2014

Je ne sais pas si vous savez, mais j’ai décidé depuis environ deux semaines de ne plus prendre de sucre rapide. Au mois d’août, pendant les vacances, mon sucre a fait pas mal de pirouettes en l’air et je le trouvais très difficile à maîtriser. Comme j’ai du mal à repérer les hyperglycémies, j’avais l’impression d’arriver toujours après la bagarre et de devoir corriger à tout va.

Bien.

Décision de la (ma) rentrée : s’informer sur le sucre. Qu’est-ce que c’est? Pourquoi c’est si difficile parfois, selon ce qu’on mange, de piquer la bonne dose d’insuline, comment se comporte le sucre en combinaison avec la graisse.

Je sais : s’interroger sur le sucre après 40 ans de gourmandisite aigue, c’est un peu raide, mais que voulez-vous, on ne se refait pas. Disons que je m’interroge après 1 an de maladie, voilà ça fait moins lent.

Et j’ai découvert que je connaissais à peu près les réponses, mais que je n’en étais pas consciente.

  • Premier constat : les industries du sucre et de l’agro-alimentaire n’ont pas pour vocation à nous maintenir en bonne santé, mais souhaitent au contraire et tout simplement nous faire acheter de plus en plus de leurs produits, qu’ils sucrent (et salent) donc à outrance. Ce qui est apparemment tout à fait leur droit puisqu’ils y ajoutent des produits bizarres aux noms saugrenus en toute impunité. C’est donc au consommateur d’être vigilant, de s’informer et de lire les étiquettes. Ce qui m’incite à penser que ces marchands sont de vils sournois, c’est que l’on retrouve les industries agro-alimentaires (Bayer, Nestlé, etc) sur le terrain de la santé, ce qui est tout de même un comble! J’ai par exemple un petit livre de diététique pour – entre autres – diabétiques, qui indique pour de très nombreux produits alimentaires toutes les teneurs en glucides, lipides, calories, etc. Ce livret est édité par… Bayer. Tous les produits Maggi, McDo, etc. y sont. En revanche on n’y trouve pas : « soupe de légumes maison » voyez. Vous me direz, il est difficile de donner les quantités de nutriments précises pour une soupe, mais enfin c’est juste pour le principe (Voyez mon post précédent pour suivre des liens de reportages édifiants sur l’agroalimentaire).

 

  • Deuxième constat : le sucre raffiné blanc n’est pas utile au corps, on n’en a pas besoin. On peut le remplacer (pour les gâteaux par exemple) par un sucre qui ne fait grimper la glycémie en flèche, par exemple par du sirop d’agave, ou par du miel (pour les yaourts par exemple), qui, s’il fait vite monter la glycémie, a l’avantage d’être un produit naturel non transformé (http://reppi.free.fr/).

 

  • Troisième constat : en ce qui me concerne, en tant que diabétique, les sucres dits rapides, surtout s’ils sont mélangés à de la graisse (viennoiseries, pâtisseries, aliments frits, tout ce qui est à base de pâte feuilletée, etc.) est difficile à évaluer. Le sucre (dans le sang) peut :
  • Soit monter très vite et redescendre très vite (l’insuline ultra-rapide agit encore pendant trois heures : le corps réclame donc encore plus de sucre),
  • Soit, conjugué à la graisse, monter… bien après trois heures après le repas (quand l’action de l’insuline est terminée – il faut donc vérifier régulièrement sa glycémie, décaler sa piqûre et.. augmenter les doses d’insuline !)

 

J’ai décidé que ces calculs, prises en compte, effets yoyo de la glycémie étaient trop compliqués pour moi et me pesaient trop.

Je suis pourtant d’avis qu’il ne faut pas laisser le diabète décider de sa vie, mais là, je laisse la maladie prendre le pas, ou plutôt aiguiller ma façon de me nourrir.

Mais les conséquences en sont tout simplement trop pénibles.

Et par là, je me simplifie la vie : depuis que j'ai supprimé le saccharaose, mon taux de sucre est stable, peu d’écart, pas de forte hausse. Bien sûr, je fais quelques hypos, puisque mon sucre reste d’une façon générale plutôt bas à 100 de moyenne, que je vais régulièrement courir, etc: j’ai donc des variations vers le bas. Mais pas de fortes hausses…

Si jamais vous hésitez à vous lancer, permettez-moi de vous rassure :

. Au bout de deux semaines que le sucre raffiné ne me manque pas beaucoup.

. Au contraire, je suis plus sensible au sucre contenu dans les autres aliments (fruits, lait, etc), qui eux me paraissent maintenant très sucrés…

. J’ai l’impression que mes dents sont plus propres, ou plus faciles à nettoyer.

En tant qu’ancienne grande fumeuse, j’ai réussi à me sevrer du tabac seule. Ce qui a marché pour la nicotine fonctionnera bien aussi pour le sacchararose allez…

Conclusion: l’impasse sur le sucre blanc: je m’en porte plutôt très bien ! Je poursuis donc mon expérience et vous tiens au courant !

Bonne journée à vous !

 

Rédigé par Amice

Publié dans #sucre

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